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Sous nos palmes dans l'espace lointain des requins gris et marteaux patrouillent. Nous décidons de les laisser tranquille, nous préférons admirer une myriade de poissons virevoltant entre le treuil et les roues d'une ancienne locomotive. A cet endroit les anthias sont face à nous, sachant qu'il ont l'habitude de nager à contre courant nous ne tardons pas à constater que celui-ci nous porte rapidement vers le sud. Il n'est plus possible de faire demi-tour. Après avoir photographié une grande gorgone jaune je m'approche de la deuxième épave de BIG BROTHER. En ce début de matinée la lumière ne pénètre pas encore sur le versant ouest, l'ambiance est un peu lugubre. L' AÏDA II transportait des troupes égyptiennes. Elle a coulée en 1952. La première partie s'étend de 33 à 72 mètres, quand à la deuxième partie, elle n'est pas encore retrouvée. Comme nous sommes dans la phase finale de la plongée, je prends juste le temps de faire une image avant de remonter dans la zone des paliers. A proximité du ponton rouillé permettant l'accès au phare de belles branches de corail noir se détachent du tombant, une faune luxuriante s'agite sur le tombant. Manger ou être manger une carangue arc en ciel percute vigoureusement un banc d'anthias, celui-ci disparaît immédiatement à l'intérieur du récif. La nature est parfois surprenante, pour la troisième immersion de la journée le courant a entièrement disparu sur le plateau sud. Le corail mou multicolore domine sur le versant, nous décidons de partir dans le bleu à la recherche des requins. Entre deux eaux un mérou nous regarde sans bouger, il se laisse approcher. Notre choix est récompensé par la venue furtive de cinq requins marteaux, des thons à dents de chien remontant des grandes profondeurs. Dans cette eau limpide une tortue se déplace avec grâce, Fred n’hésite pas un instant pour faire un petit rush que nous visionnerons le soir même.
Après la troisième plongée nous partons rapidement en vue de profiter du meilleur mouillage de SMALL BROTHER. Encore un levé de soleil de rêve annonce le début de nouvelles explorations, la mer rouge s’est sérieusement calmée, un faible courant nous pousse du nord au sud du récif, comme sa grande sœur de nombreux joyaux sont sérieusement protégés par la nature. Que dire des plongées, elles sont grandioses. A l’occasion d’une baignade à l’arrière du navire une masse sombre se déplace lentement sous mes pieds, inquiet je récupère mon masque pour admirer un requin océanique. Près de ses nageoires arrondies aux extrémités blanches ses gardes du corps les poissons pilotes l’accompagnent. Sans mes palmes je ne suis pas fier, je décide de rester à portée de main de l’échelle, ma présent l’indiffère, il fait une deuxième tour sous l’échelle avant de repartir dans les abysses. Après avoir rangé le matériel, englouti un succulent dîner, nous abandonnons notre mouillage en vue de nous diriger vers DEADALUS. Au petit jour nous arrivons à proximité d’un grand récif, au centre de ce petit coin de paradis s’élève majestueusement le phare revêtu de sa tunique de prisonnier rayée de couleur noire et blanche. Ce superbe monument fut construit en collaboration avec les Français en 1863. Pendant deux mois, au milieu de nulle part quatre ouvriers assurent la surveillance maritime, la maintenance des lieux, un petit poste de radio et une petite télévision est le seul moyen de distraction des gardiens. L’arrivé du GAHNI va quelque peu perturber la vie du monument.
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