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Il peut donc arriver que lors d'une chaude journée de début de printemps, l'ordinateur exposé au soleil pendant un bon moment affiche une températur
e de 25 °C lors de la descente des dix premiers mètres, et affiche encore 25 °C alors que la température réelle de l'eau n'est plus que de 4 °C. Cela serait un inconvénient pour le plongeur qui n'aurait pas le niveau de protection adéquat contre la vasoconstriction (et ce serait la même chose avec les ordinateurs de n'importe quel autre fabricant). Pour cette raison, les ordinateurs Aladin n'enregistrent pas en mémoire la température à 7,5 m mais détectent toujours la température de l'eau instantanée telle qu'elle est calculée par l'algorithme d'accélération. Il en résulte que pour les plongées avec de forts gradients de température, un Aladin affichera toujours au départ plus de décompression qu'un Smart ou Galileo équivalents. Dans la phase de décompression, alors que l'Aladin se réchauffe et commence à appliquer les paramètres de circulation corrects, en fonction de la température de l'eau plus chaude, il décomptera plus rapidement les minutes de décompression qu'un Galileo ou un Smart, finissant par arriver à un temps de décompression raccourci pratiquement identique.
Sur les fichiers joints, nous montrons un tableau qui résume les plongées avec le carnet de plongée Smart TRAK inclus. Dans cet exemple, une plongée dans un lac de montagne avec un gradient de températures de 16 °C entre les faibles profondeurs et les profondeurs plus importantes a été effectuée avec les 4 ordinateurs suivants :
- Aladin PRIME réglé en permanence à 2 °C
- Aladin PRIME réglé en permanence à 25 °C
- Aladin PRIME avec la mesure normale de température
- Smart Z avec la mesure normale de température et la mémoire à 7,5 m
La différence entre les durées de décompression entre le PRIME réglé à 2 °C et celui réglé à 25 °C quantifie l'effet général de la vasoconstriction dans la configuration la plus défavorable. Le Smart Z montre qu’en cas de gradient de température important et par la mise en oeuvre intelligente d'une mémoire de la température au-dessus de 7,5 m, on peut minimiser l'effet de la vasoconstriction en obtenant des temps de décompression très proches de ceux du PRIME réglé sur 25 °C. Le PRIME en mode normal montre que les temps de décompression sont tout d'abord similaires à ceux du PRIME réglé sur 2 °C, mais finalement, une fois de retour dans les eaux moins profondes et plus chaudes, le temps de décompression diminue pour arriver à un décompte proche de celui du Smart Z.
Les autres ordinateurs du marché n’intègrent pas le paramètre “froid”, ou le font en proposant simplement des temps de plongée sans décompression plus courts. Encore faut-il que le plongeur ait pensé à régler son ordinateur sur le mode “froid”… Les ordinateurs UWATEC font le travail pour vous.
Par une conception intelligente et un développement du produit adapté, le plongeur dispose d’un outil qui analyse les véritables conditions, et trouve la solution qui convient le mieux aux circonstances. Lorsqu'il y a une limite inhérente aux possibilités, comme par exemple dans le cas des consoles Aladin, UWATEC maximise la protection du plongeur grâce à un traitement adapté des données de température retardées.
Le ZH-L8 ADT et la prise en compte l'effort
Au cours de la plongée, le sang transporte l'azote depuis les poumons vers les diverses parties du corps, les tissus, jusqu’à atteindre un état d’équilibre appelé saturation. Lors de la remontée, le processus s’inverse : les tissus rejettent l'azote dans le sang et le plongeur élimine naturellement cet azote par la respiration : c’est la désaturation qui doit être conduite selon un modèle de décompression précis.
 Toute modification du flux sanguin a donc une incidence sur l'absorption et le rejet de l'azote. Or, nous savons qu’un exercice physique induit une augmentation du métabolisme avec élévation du rythme cardiaque. Les efforts en plongée affectent donc la saturation comme la désaturation. Si le fait est connu depuis longtemps, aucun fabricant avant UWATEC en 1995, n’avait pris en compte cette réalité physiologique très importante. Véritable percée technologique à l’époque, UWATEC intégrait le paramètre de l’effort en mesurant le rythme respiratoire — proportionnel à l’effort — grâce à l'ordinateur de plongée Air X. Equipé d’un émetteur monté directement sur le premier étage du détendeur,, celui-ci était capable de mesurer et d’analyser la consommation d’air sans flexible. Il faut noter que cette mesure du rythme respiratoire a imposé de changer les tissus utilisés pour le calcul de la décompression.
Afin d’obtenir une mesure de référence, l'Air X (puis son successeur, l'Air Z et jusqu'à la ligne des Smart actuelle) analysait la respiration du plongeur lors des deux premières minutes d’immersion. Le plongeur n'avait et n’a toujours pas besoin des données initiales de pression et de volume de sa bouteille. Les ordinateurs UWATEC le font automatiquement. De plus, l’ordinateur Smart TEC, capable de gérer plusieurs gaz respiratoires, réinitialise la mesure (toujours en deux minutes), lors d’un changement de gaz au cours de la plongée (par exemple de 21 % d’O2 dans un bloc de 15 litres, au nitrox de décompression à 50 % d’O2 dans une bouteille de 5 litres).
Lors d'un effort important, le pouls peut être multiplié par 3 voire 4 avec une augmentation du flux sanguin inégalement distribuée dans les divers tissus. Le système nerveux central n'est pas affecté, la peau, la graisse et les os reçoivent jusqu'à deux fois le flux sanguin habituel et les muscles, gros consommateur d’énergie, jusqu'à dix fois.
Comment le ZH-L8 ADT gère-t-il une telle situation ? Des études ont été effectuées sur des plongeurs “normaux” équipés d’un scaphandre classique. Soumis à un test d’effort sur une bicyclette à plusieurs niveaux de puissance, ils étaient reliés à un dynamomètre en surface.
L’analyse ultérieure des schémas respiratoires et cardiaques a permis d'établir une relation entre la modification de la respiration, le pouls résultant, et le niveau de puissance mesuré.
L'éventail de l'effort compris entre 50 W (plongeur détendu) et 200 W (effort important) est alors divisé en 7 catégories. À chaque catégorie d’effort correspond un paramètre adaptatif de la circulation dans chaque tissu de périodes comprises entre 40 et 320 minutes. Ces paramètres ont été établis à partir de données physiologiques humaines connues.
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