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Voyage plongée à l'île de Mayotte |
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Page 1 sur 7  Posée à l’entrée du canal du Mozambique, isolée dans un des plus grands lagons du monde, carrefour du peuple d’Afrique d’Orient et de l’occident, l’autre bout de la France de l’océan Indien m’ouvre les portes de cette île appelée MAYOTTE. Avec sa forme d’hippocampe renversé cette colonie française positionnée au nord ouest de Madagascar, à moins de trois heures de vol de la Réunion présente un immense lagon, parfois éloigné de plus de 4 Km de petite et grande terre, atteignant des profondeurs supérieures à 70m offre des allures de mer calme pour une grande diversité de faune et de flore sous-marine...
En ce mois d’Août je n’entends parler que de baleines à bosse et de Dugong. En congé de maternité ces énormes mastodontes des mers viennent apprendre les rudiments de la vie aux jeunes baleineaux dans les eaux Mahoraises. Comme toujours la nature décide si la rencontre avec l’homme doit se faire ou non. Embarqué à bord de AQUA DIVA EXPLORER, je file à plus de 24 nœuds en direction de la passe de M’TZAMBORO au nord de la grande terre. J’ai l’espoir de rencontrer ces mammifères. Pour la circonstance tous les moyens modernes de navigation sont utilisés en vue de retrouver une mère et son petit. Au cours du déplacement une famille de dauphin à long bec vient jouer à l’étrave du bateau. Sur le toit de l’embarcation je suis accompagné de Pierre GAUVIN le responsable du centre de plongée AQUA DIVA. Ensemble nous scrutons l’horizon dans l’espoir d’apercevoir un jet d’eau vertical annonciateur de l’expiration forcée d’une baleine. Trois heures plus tard et plus de 60 nautique de recherches nous sommes tristement obligé de rentrer sans avoir vécu l’instant de rêve. La nature est ainsi faite, la prochaine fois sera peut être plus favorable pour immortaliser cet événement. J’ai encore deux mois avant le départ des baleines qui retrouveront les eaux froides de l’antarctique. Avec un brin de nostalgie je trempe de nouveau mes palmes dans la passe de LONGOGORI plus communément appelée "la passe en S". Il y à de cela 20 ans quelques aventuriers comme moi avaient laissé échapper quelques bulles sur le frangeants de l’hippocampe. Depuis les choses ont bien changées. La plongée sous-marine est devenue la grande activité touristique et sportive de l’île. Une dizaine de structures dépensent toute l’énergie nécessaire pour faire découvrir ce petit bout de France.
Accompagné d’une palanquée de jeunes plongeurs je m’immerge au sud de la réserve de la passe en "s". Avec la marée descendante je profite du courant sortant pour explorer le récif extérieur. Avant la sortie de la passe la turbidité n’est pas exceptionnelle, il en est autrement dans le grand bleu. Peut être dérangé par notre présence une grosse tortue verte s’éloigne avec élégance dans l’océan. Vers dix huit mètres de grosses gorgones se détachent majestueusement du tombant. De belles tiges de corail noir s’élèvent en direction de la lumière, certaines prennent le forment d’un tire-bouchon. Régulièrement mon regard s’évade vers le sombre de l’océan. Timidement et sans agressivité un petit requin marteau déambule peut être à la recherche d’une proie. Ma présence ne l’inquiète pas, il m’ignore et continue son chemin. MAYOTTE est une île corallienne ceinturée par une double barrière mesurant plus de 140 Km qui isole ainsi un lagon de 1000 Km². Composée de la petite et grande terre séparées entres elles par un bras de mer de 2 Km "barger" est le seul moyen pour se rendre sur chacune de ces îles. Son passé historique richement chargé apporte la naissance d’une population multiraciale. La parler local "le SHIMAORE" réuni les peuples d’origines Africaines, Malgache, Européenne, Arabe, Indienne et chinoise. De ce fait l’artisanat prend son importance avec la broderie la bijouterie, la vannerie, la poterie et le bois travaillé. Toutes ces diversités apportent dans l’île un certain parfum surtout lorsqu’il s’agit des essences provenant de la fleur d’ YLANG-YLANG.
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