
Après un vol de nuit de cinq heures, avec Catherine nous nous posons à l'aéroport international de Hurghada en Égypte. Nous nous plions aux formalités douanières avant de prendre la route en direction du Soudan. Entre deux points de contrôle routier, j'apprécie les illuminations nocturnes de la ville de Safaga. Très tard dans la nuit nous somme accueillis par Audrey et Jean Michel dans le camp de Alwad Baraka à
Marsa Alam. Avec la fatigue du voyage, j'admire furtivement le ciel étoilé avant de rêver au rendez-vous du lendemain...
Au levé du jour, le calme règne dans le camp, après avoir dégusté un copieux petit déjeuner, Jean Michel nous propose une première visite du parc national de SAMADAÏ. La rencontre avec ces mammifères en milieu naturel est toujours pour moi un moment d'exception. Qui n’a pas rêvé un jour de virevolter, de faire des figures, d’avoir un contact direct avec ces mammifères marins, qui n’a pas eu une larme à l’œil en regardant la série télévisée FLIPPER. Pour l’heure et si la chance est au rendez-vous, je suis prêt à immortaliser la rencontre de cette grande famille. Sous la protection des dauphins éclaireurs, l’éducation des jeunes mammifères est l’activité principale de la troupe. Les femelles sont les expertes de cette instruction quotidienne, entre les phases de jeux, les déplacements rapides, les sauts au-dessus de la mer rouge, les jeux sociaux et parades sexuelles, ils viennent timidement à notre contact. A ce moment là le monde du silence n’existe plus, les sifflements, les couinements, les claquements de dents, les grognements étayent la discussion ou les conseils de cette grande famille bien soudée.
Pour ma part je voudrais bien comprendre ce nouveau dialogue. Que somme-nous pour eux ? Je crois que je n’ai pas encore trouvé la réponse. Toujours est-il que pendant plus de deux heures une partie de cache-cache se déroule. A chaque rencontre le contact avec eux est toujours de plus en plus intense, leur regard inspire la tendresse, la confiance ou l’inquiétude, leur naturel m’offre un vrai bonheur. Malheureusement chaque bonne chose à toujours une fin, il nous faut rentrer au camp. De toute façon je sais déjà que demain ou dans les prochains jours je retournerais voir mes nouveaux amis. Loin du tourisme de masse dans le camp composé de cases et bungalows solidement installés au pied d’une petite montagne de sable, je rencontre ZIZO, le propriétaire de ce paradis. Cet endroit sera notre lieu de replis pendant cette semaine de reportage.
Tous les matins TOM et JERRY, sans dire un mot assure le transport du matériel jusqu’au centre de plongée située dans la baie de TUNDOUBA. Ici plus qu’ailleurs il faut renoncer au modernisme ou à ses petites habitudes quotidiennes de la vie. Le calme, l’excentricité, la gentillesse des égyptiens font oublier ce changement. Les parties de volley EGYPTE France organisées en fin de journée au diving- center font aussi partie de l’originalité du séjour. Pour une fois je ne donnerais pas les résultats des matchs. Mais qu’est ce qu’ils sont forts et bien entraînés ces égyptiens.
Par une mer particulièrement immobile MOUSTAPHA notre capitaine scrute l’horizon avec ses jumelles. J’ai l’impression qu’il cherche son chemin. En fait-il n’en est rien, il se dirige sans hésitation sur le site de SHAAB SHARM. En dérive du nord au sud le long d’une paroi très abrupte les palanquées profitent de la clarté de l’eau. Avec Catherine nous nous laissons porter vers le plateau sud. Quelques belles gorgones et bouquets de corail noir embellissent le tapis sablonneux du site. Avec grâce et sans appréhension un petit requin vient aux nouvelles, deux beaux napoléons surveillent la pointe qui est le point d’observation privilégiée pour le passage de quelques beaux pélagiques. Dommage, nous étions les derniers à nous immergés. La première palanquée guidée par Jean Michel a contemplé un requin renard et des requins gris. Pour ce qui nous concerne nous n’avons eu droit qu’aux divers commentaires. La prochaine fois nous serons certainement les premiers à quitter le navire. Plus au sud de MERSA ALAM trois bateau sont déjà au mouillage, en vue de conserver notre tranquillité nous poursuivons notre route jusqu’à HABILI EL GADIR.
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