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Inauguré hier après cinq mois d'arrêt pour cause de déménagement, le caisson hyperbare de l'hôpital Sainte-Anne de Toulon a repris du service depuis le début du mois. Douze accidents de plongée y ont déjà été traités. Dans le Var, seul l'hôpital Font-Pré dispose d'un équipement similaire.
La mission était délicate, mais pas impossible. Cinq mois ont été nécessaires à la société Comex pour « déménager » le caisson hyperbare de l'hôpital d'instruction des armées (HIA) Sainte-Anne, à Toulon, suite à la reconstruction de l'établissement.
Cet équipement « moder-nisé » d'une vingtaine de tonnes, totalement désossé puis reconstruit, a été officiellement inauguré hier, mais a déjà permis de traiter douze accidents de plongée depuis sa remise en service au début du mois. «Beaucoup d'étrangers, d'une tranche d'âge allant de 45 à 70 ans», précise le médecin en chef Peny, du service médecine hyperbare et plongée, qui regroupe trois infirmiers, deux mécaniciens et trois médecins.
A quoi ça sert ?
Les passionnés des profondeurs ne sont pourtant pas les principaux patients à séjourner dans les «caissons à oxygène». Si cinquante à soixante accidents de plongée sont traités en moyenne chaque année à l'hôpital Sainte-Anne, 1 600 séances d'oxygénothérapie hyperbare (OHB) sont assurées dans le même temps.
Ce traitement, qui consiste à respirer de l'oxygène pur dans un masque, est en effet utilisé dans des cas d'intoxication au monoxyde de carbone ou de surdité brusque par exemple, mais aussi pour accélérer la cicatrisation des plaies. « On reçoit aussi les gens traités par rayons qui doivent subir une opération, par exemple une pose d'implants dentaires, ajoute le médecin en chef Peny. Ils suivent des séances avant et après l'intervention. »
Cela fait maintenant une vingtaine d'années que l'efficacité de la médecine hyperbare est prouvée et reconnue. Des Bouches-du-Rhône aux Alpes-Maritimes, on compte quatre caissons sur la côte : deux dans le Var, à Toulon (Sainte-Anne et Font-Pré), un à l'hôpital Sainte-Marguerite de Marseille et un à Pasteur, à Nice.
Source: www.brignoles.maville.com
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