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A Londres, le troisième congrès International d'archéologie sous-marine et subaquatique porte le nom d'Ikuwa 3, lequel a une consonance vaguement japonaise ou hawaïenne, mais en réalité c'est de l'allemand, un acronyme pour « Internationale Kongress für Unterwasserarchäologie ».
Le premier Ikuwa avait été organisé en effet en 1999 à Sassnitz, dans l'île de Rügen, en mer Baltique. Le deuxième s'est tenu en 2004, à Zurich, en Suisse germanophone, ce qui explique que l'acronyme ait été conservé. Curieusement il l'a été à nouveau, pour la troisième édition, qui se tient ces jours-ci en plein pays anglophone.
A Sassnitz, il s'agissait d'une affaire surtout allemande, mais dès le deuxième congrès l'audience était vraiment devenue internationale, comme cette discipline le justifie, car il y a des épaves dans le monde entier. Le succès du troisième est encore plus grand : l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture lui a donné son patronage et les participants s'y comptent par centaines ; les pays européens y sont largement représentés, mais aussi des pays aussi lointains que la Chine, l'Inde, ou l'Australie.
Il y a plusieurs contributions françaises, bien entendu, présentées principalement par des membres du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines ou de l'Association pour le développement de la recherche en archéologie maritime ; l'une d'elles concerne un sujet bien connu à Saint-Malo, les épaves de deux frégates corsaires à La Natière, la Dauphine, naufragée en 1704 et l'Aimable Grenot, naufragé en 1749. Elles ont été découvertes en 1995, et explorées régulièrement depuis 1999 ; la dernière campagne de fouilles se terminera au mois d'août.
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