Je trouve très positif que la plongée soit accessible au plus grand nombre depuis déjà quelques années. Pour caricaturer, on est passé d'une plongée élitiste et sportive, voire parfois machiste à une plongée de masse et de loisir. C'est une très bonne chose. Par contre, je pense que parfois, on “pêche” dans l'excès inverse. Quand je vois la "course aux niveaux" ou certains plongeurs Niveau 4
formés en une semaine, il y a de quoi s'interroger. Même si on est doué, il faut plonger un minimum, pour vivre des expériences sous l'eau. Je ne parle pas de difficulté de formation mais du temps à pratiquer pour progresser. Parfois, à mon goût c'est trop la logique commerciale qui guide certains au détriment d'une certaine qualité de formation.
D’une manière générale, le profil du plongeur a changé. Par le passé, il était souvent également chasseur sous-marin. C’était beaucoup moins le cas pour les rares plongeuses de l’époque. Aujourd’hui, il est plutôt militant à tendance plus ou moins écologique. Il faut dire que la plongée fait partie des éco-loisirs qui ont le “vent en poupe”. Pour beaucoup de nos concitoyens, la forte urbanisation entraîne un besoin de retour vers la nature dans le cadre des loisirs. Il n’est pas étonnant
qu’une forte proportion des plongeuses et plongeurs français se concentre en région parisienne. Les complexes péri-urbains ou urbains de pratique des loisirs comme les fosses de plongée ne désemplissent pas et ont souvent plus de demandes que d’offres de créneaux horaires.
Pour finir, une majorité des plongeurs par le passé étaient des passionnés. Ils s’équipaient souvent, en matériel personnel, des pieds à la tête. Aujourd’hui une partie des plongeurs sont des occasionnels. Ils consomment parfois la plongée le temps des vacances et n’hésite pas à “zapper” d’activité. Le plus souvent, ils louent en partie ou totalement leur matériel en structure. Le plongeur est devenu, me semble-t-il, plus exigeant.