Globalement, je trouve que l'on communique beaucoup mieux sur l'activité, même si des efforts restent encore à faire et que la communication est parfois trop “institutionnelle” à mon goût. A mon sens, il manque de véritables débats d’idées sur les problèmes importants et les enjeux majeurs qui concernent la plongée française. De même, je regrette le manque de synergie des acteurs français de la plongée dans la promotion de notre activité. Défendre des idées communes ne veut pas dire perdre sa spécificité et être d'accord sur tout. Une entité commune de type GIE pourrait être créée afin d'avoir des actions de communication et de prévention communes.
Je pense que la plongée française a sa carte à jouer dans le concert des grands et de manière complémentaire. Par contre cela demande un minimum d'unité et la poursuite d'objectifs communs, pour certains.
Le bénévolat, en général, en Europe connaît actuellement une crise
(7) . Certains dirigeants de la FFESSM
(8) au lieu de se remettre en question s'enferment à mon avis dans une forme de déni
(9).
A titre d’exemple, en assemblée générale nationale, les chiffres communiqués
(10) sur les licences et certifications sont globaux et ne sont pas le reflet de la plongée en métropole. Une bonne partie est délivrée par des centres de plongée situés à l’étranger et affiliés au système “Plongée France”
(11) .
Un virage est nécessaire, sans pour autant que la FFESSM ne perde son identité et ses objectifs premiers. De ce point de vue, la Suisse me semble avoir bien réussi sa transformation avec la création de la CMAS Suisse
(12).
Cette entité indépendante est membre de la fédération suisse (FSSS)
(13). Elle est gérée par les moniteurs de plongée suisses. Elle interdit le cumule des mandats et est dirigée par des pairs élus. La fédération suisse lui a délégué l'enseignement de la plongée. Un peu comme si la CTN de la FFESSM prenait une certaine forme d'indépendance pour développer ses propres objectifs, en créant la CMAS France.